STRIPS

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zondag 10 december 2023 - 11u00

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STRIPS Cover : Uderzo
  • 01
    Verkoopinformatie

    Veilingkosten : 28% TTC
    Kosten van het Drouot-platform: 2% incl. btw

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    AZ Auction garandeert de authenticiteit van de te koop aangeboden kunstwerken.

    Telefonische biedingen worden aanvaard op voorwaarde dat de bieder bereid is het/de lot(en) aan te kopen tegen de lage schatting. Indien de bieder niet bereikbaar is op het moment dat het lot wordt geveild, kan AZ Auction het lot aan hem/haar toewijzen tegen de lage schattingsprijs.

  • 02
    Verkoopstijden
  • 03
    Tentoonstelling

    Tentoonstelling :

    Brussel: vrijdag 8 december van 11 tot 19 uur en zaterdag 9 december van 11 tot 18 uur (tentoonstelling van objecten tot zaterdag 15 uur30).

    Telefonische biedingen worden aanvaard op voorwaarde dat de bieder de kavel(s) tot aan de lage schatting neemt. Indien de bieder niet bereikbaar is op het ogenblik van de veiling, zal Millon Belgium het lot aan hem/haar kunnen toewijzen tegen bovenvermeld bedrag.

    Millon Belgique garandeert de authenticiteit van de op de veiling aangeboden werken.


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  • 04
    Afhaling van de loten
  • 05
    Catalogus
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3 beeld(en)
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F'Murrr :

Le Génie des alpages, ensemble de deux planches pour le gag n°55 publié dans le mensuel Pilote n°31 de décembre 1976.  C’est le 1er avril 1971, soit le lendemain de son 25e anniversaire, que Richard Peyzaret, alias F’Murrr, voit ses premières planches publiées dans le journal Pilote où il a été recruté par René Goscinny. Le dessinateur produit alors une série à l’humour débridé "Contes à rebours" qui revisite audacieusement les célèbres contes de Charles Perrault. Mais c’est en janvier 1973, que cet artiste, né sous le signe du bélier, livre son grand œuvre "Le Génie des Alpages" dont les planches-gag proposent la vie délirante d’un troupeau de brebis, sous l’oeil distrait d’un vieux berger mais surtout de son chien qui aime philosopher avec les différents animaux vivant dans la montagne. On le surprend ici à disserter sur une pensée de Lao Tseu "Tout l’animal est dans l’homme mais tout l’homme n’est pas dans l’animal", ce que ne semble pas apprécier ce chien des alpages qui se dit cultivé, alors que ses congénères sont asservis aux besoins de l’homme. La chute est délicieuse lorsque le troupeau revient d’un spectacle de cirque où ils ont pu voir... des chiens savants ! Les références culturelles, surtout littéraires, de l’auteur, abondent dans cette série qui a été récompensée de la meilleure oeuvre comique française lors du Festival d’Angoulême en 1978. Signées. Dimensions : 32,1 x 42,3 et 31 x 42,5.

Schatting :

2500/3000 €

Toewijzing :

2500 €
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Franquin :

Gaston, planche-gag n°766 à l'encre de Chine prépubliée dans le journal Spirou n°1835 du 14 juin 1973. Cette planche est publiée dans l'album "Le Gang des gaffeurs" aux Editions Dupuis en 1974. Soixante-six ans ! Voilà soixante-six années que Gaston est apparu pour la première fois dans le journal Spirou. Rappelons-nous qu’à l’époque, cet étrange personnage vêtu d’un costume et noeud papillon se tenait dans l’entrée de la rédaction du journal sans dire un mot. Les semaines suivantes, il réapparaît cette fois-ci en tenue plus décontractée, à tel point que Fantasio prévient les lecteurs qu’il faut "tenir à l’oeil ce personnage bizarre qui erre dans les pages du journal" ! C’est finalement Spirou qui lui adresse la parole pour s’entendre dire que son interlocuteur s’appelle Gaston, qu’il a été engagé pour travailler, mais ne sait pas par qui ni pour quoi faire. Durant les premières années de sa présence à la rédaction, il a surtout le don d’exaspérer l’irascible Fantasio qui ne supporte plus les va-et-vient incessants de ce collègue payé à ne rien faire, alors que sa fonction principale est de trier le courrier des lecteurs. Lorsque Léon Prunelle remplace Fantasio comme secrétaire de rédaction, la situation empire, car le "héros sans emploi" déborde d’imagination et excelle dans l’invention de gadgets foireux, parfois inutiles, alors qu’ils ont souvent été envisagés pour lui rendre la vie de bureau plus agréable. Et lorsque Gaston cogite, élabore et fabrique, vient rapidement le temps de l’accalmie, de la détente, de la pause et de la sieste. Et tant pis pour le courrier des lecteurs qui s’accumule sur son bureau. C’est oublier que le personnage est plein de ressources et qu’un amoncellement de courrier qui encombre son espace peut aisément être "recyclé" pour le rembourrage d’un superbe canapé qui profitera à tout le personnel de la rédaction. Et les voilà qu’ils essaient les uns après les autres le superbe divan fabriqué par le fier Gaston : la secrétaire qui est amoureuse de Lebrac, puis Mademoiselle Jeanne, ensuite Yves Lebrac, tous vantent le confort de la "chose" (dixit Prunelle) qui épouse les formes du corps. Mais le méfiant Prunelle a comme un doute qui, malheureusement pour Gaston, sera vite levé lorsque l’ingénieux inventeur plonge sur sa création et provoque "la gaffe" de trop. Hé oui, Gaston a bien mérité son surnom !
Du point de vue graphique on soulignera la candeur de Gaston (et de son créateur) lorsque, dans la deuxième case, il fait innocemment face à Mademoiselle Jeanne qui se vautre les jambes en l’air tout en hurlant des "Hiiii !" et des "Âââh !" tout simplement jouissifs. Cet érotisme latent se manifeste d’ailleurs dans la case suivante où persiste cette volupté qu’elle continue à savourer avec exaltation. Inversement, lorsqu’on examine les attitudes et visages des trois protagonistes de la dernière case, l’éphémère jouissance est éclipsée par un sentiment de honte chez Gaston, de colère (rouge) chez Prunelle et d’embarras pour Lebrac. L’expressivité des personnages est et restera toujours le summum de l’art de Franquin et cette planche en est un parfait exemple. On notera enfin la signature de l’artiste apposée sur une enveloppe "exprès" disposée en prolongement de l’amas de courrier des lecteurs qui se déverse dans la dernière case. Un ultime clin d’oeil de Franquin à l’indolence de son personnage fétiche. Une oeuvre qui ravira les collectionneurs les plus exigeants. On y joint les calques d'indications de couleurs. Signée. Dimensions : 31,5 x 45,5.

Schatting :

60000/70000 €

Toewijzing :

66000 €
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Franquin :

Gaston, planche-gag n°653 à l'encre de Chine et rehauts de gouache blanche prépubliée dans le journal Spirou n°1712 du 4 février 1971. Cette planche est publiée dans l'album "Le Cas Lagaffe" aux Editions Dupuis en 1971. Paf ! Zut ! Rezut et superzut ! Gaston a oublié un cadeau pour Mademoiselle Jeanne. N'ayant plus le temps de courir la ville à la recherche de l'objet chic et à la mode pour sa bien-aimée, il se précipite chez le premier brocanteur venu. Un phénomène au pif imbibé de pinard, le visage mal rasé et la clope au bec, portant une vieille coiffe de capitaine qui n'a sans doute jamais navigué, si ce n'est dans le bric-à-brac de son bazar où l'on trouve ferraille, puces et autres bricoles authentiques "made in China". L'affaire du jour : un client "connaisseur", le brave Gaston, jette son dévolu sur une superbe petite porcelaine chinoise "garantie d'époque" avec couvercle provenant d'une chope à bière allemande… Que demander de plus ? Ah oui, une emballage cadeau, s'il vous plaît. Le commerçant ébahi lui offre son plus beau papier recyclé provenant d'une poubelle qui n'a pas été vidée depuis quelque temps et voilà le formidable cadeau empaqueté et noué par une vieille ficelle prête à rompre les amarres. Hélas, l'antique lien est trop long et glisse sous l'espadrille du pied gauche de Gaston. Vous avez dit "gauche" ? Ce geste maladroit provoque la chute du troisième strip mais pas la fin du gag, patience ! Ah zut ! Ultrazut ! Hyperzut ! Maxizut ! V'la-t'y pas que le précieux objet est en mille morceaux. Bon, on ne les a pas comptés, la délicate surprise est réservée à "Moiselle Jeanne qui se voit donc offrir... un puzzle chinois en porcelaine ! Qu'il est inventif ce Gaston ! La chute, la vraie cette fois-ci, on la laisse à Mademoiselle Jeanne : "Ah ! Comme vous tombez bien M. Gaston !!". Signé Franquin sur une idée travaillée avec l'ami Jean Roba.
Commenter le dessin d'André Franquin est-il encore nécessaire, tant son trait rend merveilleusement bien les expressions des personnages mais également la dynamique dans le comportement et les mouvements de ceux-ci. On appréciera encore la subtilité du découpage : premier strip, scène de rue, Gaston se déplace de droite à gauche ; deuxième strip, scène intérieure, Gaston tourne le dos au brocanteur en désignant l'objet convoité, ensuite il lui fait face, l'air ravi de sa trouvaille complimentée par le roublard marchand ; troisième strip, on retourne en rue, mais cette fois-ci en sens inverse, accompagné par onomatopées et étoiles et même une partie du corps de Gaston qui sort du cadre ; quatrième strip avec plans serrés qui soulignent, dans l'ordre, le désappointement de Gaston, son état pensif considérant l’objet qu'il tient dans ses mains, et enfin son attitude embarrassée face à sa dulcinée qui accueille ce présent avec une vive émotion.
Du grand art Monsieur Franquin ! Signée. Dimensions : 34,7 x 43,2.

Schatting :

60000/70000 €

Toewijzing :

0 €